Un rapport du département d'Etat américain évoque la possibilité que des crimes contre l'humanité aient été commis au Sri Lanka. Ce rapport commandé par le Congrès met en cause la rébellion tamoule et le gouvernement de Colombo. Le document compile des incidents graves mais ne conclut pas à leur véracité.
C'est un rapport de 63 pages : un long recueil documenté de tous les incidents, toutes les violations des droits de l'homme présumées qui ont eu lieu pendant la dernière offensive du gouvernement de Colombo contre les Tigres tamouls entre janvier et mai 2009. En préambule, les auteurs se protègent en affirmant qu'il ne s'agit là que d'allégations mais le simple énoncé de ces faits ressemble à un réquisitoire.
Les documents accusent d'abord les Tigres tamouls qui, en pleine guerre, auraient recrutés des enfants soldats, filles et garçons pour palier le manque de combattants. Le département d'Etat répertorie ensuite jour après jour les exactions de l'armée sri-lankaise, accusée de ne pas avoir respecté des cessez-le-feu.
Militaires et paramilitaires sont également mis en cause dans des disparitions de civils.
Enfin, le rapport évoque de nombreux cas de malnutrition et d'absence de soins dans les zones aménagées par l'armée pour servir de refuge aux civils. Selon Human Rights Watch, ce rapport justifie une enquête internationale indépendante. |